Suite à la chute d’un peuplier cultivar près de la maison de santé, les peupliers du site, devenus fragiles avec l’âge et sensibles au vent, seront abattus du 21 au 23 septembre afin de sécuriser le parking.
Le parking sera fermé du 21 au 23 septembre (sauf pour les personnes à mobilité réduite).
La patientèle est invitée à stationner :
- Place du 11 novembre
- Parking du Bâtiment Leclerc (Outil en main)
- Stationnement rues adjacentes.
Merci de votre compréhension.
Mais pourquoi cet aménagement ? On va encore couper des arbres !
Sécuriser le site par l’abattage des peupliers
Des peupliers dits cultivars ont été implantés le long du cours d’eau il y a plusieurs dizaines d’années. Contrairement aux peupliers indigènes ces peupliers ont été sélectionnés pour leurs capacités à pousser vite et produire du bois rapidement (en une vingtaine d’années), comme une culture.
Le peuplier possède un système racinaire de surface très dense mais pas de racine pivot profondément implantée. Ainsi, le peuplier est très sensible aux coups de vent. Les cultivars le sont d’autant plus qu’ils poussent très vite.
C’est ce qui est arrivé en mai dernier, des peupliers sont tombés sur le parking de la maison de santé de Retiers. Tous les peupliers du site ont largement dépassé leur âge de maturité, ils sont aujourd’hui peu résistants aux coups de vent.
La décision a donc été prise de récolter tous les peupliers cultivars en septembre 2026. Ce bois sera récolté par une entreprise d’Ille-et-Vilaine, le bois utilisable sera valorisé en déroulage ou sciage et le bois plus abimé et les houppiers seront broyés pour produire une énergie locale ou pailler de jeunes plantations d’arbres.
Redynamiser la végétation locale
A l’inverse des peupliers qui seront récoltés par abattage, d’autres arbres seront recépés. Cette technique qui permet aux arbres de se régénérer depuis ses réserves présentes dans la souche est souvent confondue avec un abattage puisqu’on coupe également l’arbre au pied (schéma ci-contre). Cependant, dans le cas d’un recepage, les rejets vigoureux seront conservés et constitueront très rapidement un nouvel arbre.
Le recepage ne fonctionne pas sur toutes les espèces, il faut une essence ayant la capacité à rejeter en souche comme les aulnes glutineux, saules, châtaigniers, érables champêtre…
Pour des questions d’accès et de praticité, les arbustes seront également recepés (noisetiers…). Cela permettra également de sélectionner et d’enlever les espèces invasives comme le laurier palme qui s’est développé sur le site.
Les sous-bois humides ont une dynamique très importante et la végétation reprendra très vite.
Conserver et mettre en valeur les arbres d’avenir
Quelques beaux chênes ont été remarqués lors des inventaires avant chantiers, ils seront marqués et conservés. Il en sera de même pour les arbres d’avenir, aujourd’hui de taille relativement modeste, les coupes réalisées leur donneront la lumière et l’espace de se développer.
Replanter des espèces indigènes
Enfin et pour compléter la renaturation de ce site, quelques arbres seront également implantés sur les secteurs où il y a peu d’arbres en place. Cela permettra d’accompagner la reconstitution de ce milieu.
Renaturaliser le cours d’eau
Le syndicat Eaux & Vilaine interviendra également sur le ruisseau. Les cours d’eau et les zones humides sont des milieux très sensibles qui nécessitent des interventions expertes pour préserver les espèces animales et végétales qui s’y réfugient.